Delage littérature Posté(e) le 18 octobre 2017 Signaler Posté(e) le 18 octobre 2017 Bonjour, j'ai une lecture cursive sur Des Cannibales de Montaigne et je ne comprend rien, je dois le rendre pour le vendredi 20 octobre. Mes questions sont: 1. Montaigne déclare "revenir à son propos': quel est son propos principal ? Pourquoi digresse-t-il autant ? Justifiez en citant 2. Comment Montaigne construit-il son essai ? Justifiez en citant 3. Quel rapport Montaigne établit-il entre la "barbarie" des habitants du Nouveau monde et les européens ? Cherchez le sens du mot Barbare et dites en quoi la prise de position de Montaigne vous parait justifiée 4. Relevez les qualités que Montaigne attribue aux Indiens. Pouvaient-elles choquer les européens ? Montaigne parait-il choqué 5. Expliquez la derniere phrase de l'essai, et dites en quoi elle résume la pensée de Montaigne. Justifiez, développez 6. Quelles sont les valeurs dont Montaigne se reclame dans cet essai ? En quoi correspondent-elles aux enjeux de l'Humanisme ? Justifiez, developpez 7. En quoi l'essai "Des Cannibales" de Montaigne peut-il avoir une résonance aujourd'hui ? justifiez, developpez. Voilà mes questions, je suis complètement perdue si quelqu'un pouvait m'aider se serait très aimable, merci d'avance. Bonne journée.
E-Bahut moîravita Posté(e) le 18 octobre 2017 E-Bahut Signaler Posté(e) le 18 octobre 2017 Je crois que tu peux répondre à certaines questions (la 3 par exemple ) . Montre ta bonne volonté et ton implication dans tes recherches et nous t'aiderons ensuite . Nous ne faisons pas , sur ce forum, les devoirs à la place des élèves .
Delage littérature Posté(e) le 19 octobre 2017 Auteur Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 Je ne cherche pas à ce qu'on me fasse mes devoirs je voudrais juste des explications je suis complètement perdue.
E-Bahut corcega Posté(e) le 19 octobre 2017 E-Bahut Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 Bonjour, On va faire question par question si tu veux bien. 1) Que ne comprends-tu pas ? Montaigne parle d'un thème précis. Lequel ?
Delage littérature Posté(e) le 19 octobre 2017 Auteur Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 J'ai réfléchit pour celle-ci, j'ai mis ceci : A l’origine le propos principal de Montaigne dans cet essai est de parler de la « barbarie » et de la « sauvagerie » des Tupinambas, un peuple du Brésil, qui pratique l’anthropophagie rituelle. On le voit à la ligne 120 : « Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu’il n’y a rien de barbare et de sauvage en cette nation […] » (en parlant des Tupinambas). Et je suis en train de répondre pour la suite de la question sur : pourquoi digresse t-il autant ?
Delage littérature Posté(e) le 19 octobre 2017 Auteur Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 et j'ai mis pour la suite : Au début de cet essai, Montaigne digresse autant car il veut d’abord montrer le vrai sens du mot « barbare » qu’il estime ne pas être propre aux Tupinambas, en effet en prenant un exemple antique ( les paroles du roi Pyrrhus, ligne 1), il donne la véritable définition de ce mot d’après les Grecs : lignes 3-2 « Je ne sais, dit-il, quels barbares sont ceux-ci (car les Grecs appelaient ainsi toutes les nations étrangères […] ». Ensuite, Montaigne cherche à trouver l’origine de cette nouvelle découverte, de ce nouveau peuple, en citant du Platon (qui cite Solon), il raconte la célèbre histoire de l’île nommée Atlantide qui a été engloutie par le déluge et émet l’hypothèse de manière implicite que cette île serait peut être ce nouveau monde dans lequel habitent ces Indiens. Lignes 49-50-51 : « Mais il n’y a pas grandes apparence que cette île soit ce monde nouveau que nous venons de découvrir car elle touchait quasi l’Espagne […] ». Puis il continu ces recherche en citant un « autre témoignage de l’Antiquité », cette fois-ci Aristote, qui parle dans ces textes de la découverte de la part des Carthaginois, d’une île fertile, parfaite pour y vivre. Mais après avoir raconté ce récit, il rejette encore cette hypothèse avec ligne 92-93 : « Cette narration d’Aristote n’a non plus d’accord avec nos terres neuves ». Puis pour finir, après avoir raconté ces deux récits, Montaigne raconte la façon de faire des « hommes simples et grossiers » et des « fines gens » en matière de témoignages et de découvertes, en effet selon lui, seules les personnes ayant vus de leur propres yeux les divers endroits sont aptes à raconter leurs témoignages, on le voit lignes 108-109-110 : « Il nous faudrait des topographes qui nous fissent narration particulière des endroits où ils ont été. ». Montaigne au début de son essai tente d’introduire le cas des Tupinambas en prenant divers récits comme exemple, pour rendre son propos plus crédible, notamment pour définir le vrai sens du mot « barbare » pour enlever en premier temps les préjugés ancrés dans les idées des lecteurs.
Delage littérature Posté(e) le 19 octobre 2017 Auteur Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 J'ai plus de mal avec la question 2 parce que je vois que Montaigne construit son argumentation en plusieurs parties, en faisant une description, en disant "nous" il inclut le lecteur il dit aussi "je" mais j'ai du mal à tout formuler et être précise, dire en combien de parties c'est découpé....
E-Bahut moîravita Posté(e) le 19 octobre 2017 E-Bahut Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 1/Ce texte comporte deux § très différents , mais inséparables : le 1er relate des réflexions générales qui rappellent la relativité des jugements et suggère même que les sauvages nos sont supérieurs . Le 2è ressemble à une apologie qui souligne la sagesse du sauvage et la folie du civilisé . 2/a) Montaigne commence par une idée essentielle qui lui est chère : "Qu'est-ce que la barbarie ? Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage;" Suit une comparaison avec les fruits sauvages : comment peuvent-ils être mauvais alors que la nature les a produits ? Au contraire, ce sont les fruits de la culture qui sont "altérés" et devraient être qualifiés de "sauvages" : et Montaigne énumère ses raisons . (Amorce du thème de la bonté de la nature exploité plus tard par JJ Rousseau). Nous avons donc tort de juger les sauvages d'après un critère relatif à nos moeurs , alors que notre goût est "corrompu". Montaigne développe donc un paradoxe (malicieux) pour contrecarrer les idées reçues . b) Montaigne raconte ensuite une anecdote véridique : les indigènes du Brésil sont effectivement venus à Rouen , M. les a vus et commence par une sorte de fable sur "Les 3 cannibales et le roi de France" . le ton est sérieux, on sent que l'intention de M. est d'en tirer une moralité : longues subordonnées, incises pour montrer que la civilisation se réduit à des corruptions .Suivent quelques tableaux suggérant l'excursion organisée pour les indigènes . c) Les cannibales n'ont rien trouvé d'admirable . C'est l'occasion pour M. 1° d'une critique politique (contre le système de monarchie héréditaire où le pouvoir absolu est donné à un enfant en bas âge. 2° d'une critique sociale : les cannibales pratiquent mieux que nous les vertus de charité, de fraternité . La seule chose que les cannibales ont trouvée "étrange" ,- c'est pourquoi le § s'achève sur des termes violents appelant à la révolte : "prissent les autres à la gorge et missent le feu à leurs maison"- ,c'est qu'une telle injustice puisse subsister . J'espère que tu trouveras dans mes propos de quoi répondre à tes questions : je te laisse faire ce travail .
Delage littérature Posté(e) le 19 octobre 2017 Auteur Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 Merci beaucoup pour votre aide, toutes vos informations vont énormément me servir. Que pensez-vous de ma réponse à la question 1 ? Vous semble t-elle correcte ? Et pouvez vous m'expliquer le sens de la dernière phrase s'il vous plait ? "tout cela ne va pas trop mal ; mais quoi ? ils ne portent point de haut-de-chausses." Je vois qu'il se moque et qu'il ironise mais comment expliquer cette phrase de manière clair et précise?
E-Bahut moîravita Posté(e) le 19 octobre 2017 E-Bahut Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 Oui. mon extrait s'arrêtait avant ce dernier § . Montaigne rapporte une conversation qu'il a eue sur la royauté et la façon d'exercer le pouvoir du "prince" des cannibales . Celui-ci , même s'il a perdu son trône, reste respecté de son peuple qui lui fraye des chemins , etc . le dernier trait "ils ne portent point de hauts de chausses" est un trait ironique de Montaigne contre la mode masculine à la cour de France qui entrave les gestes les plus simples , les plus conviviaux, les plus fraternels tout en permettant de se croire supérieur par le vêtement . (on appelle ça du "snobisme" ) . Bon travail .
Delage littérature Posté(e) le 19 octobre 2017 Auteur Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 D'accord, merci beaucoup pour votre aide, c'était très aimable à vous. Bonne journée et merci encore.
E-Bahut moîravita Posté(e) le 19 octobre 2017 E-Bahut Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 C'était le mot de la fin ,comme le fera plusieurs fois Montesquieu dans ses" Lettres persanes" ." Montaigne aime revenir sur les détails les plus extérieurs et les plus futiles en apparence car , par contraste, ils condamnent la mesquinerie de notre raison .
Delage littérature Posté(e) le 19 octobre 2017 Auteur Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 Merci beaucoup mais juste, je ne comprend votre phrase quand vous dites "prince" des cannibales, cela est raconté quand dans le récit ?
E-Bahut moîravita Posté(e) le 19 octobre 2017 E-Bahut Signaler Posté(e) le 19 octobre 2017 C'est le chef de la tribu .
bledfsk Posté(e) le 1 avril 2020 Signaler Posté(e) le 1 avril 2020 Bonjour, Je dois répondre a cette question pour demain mais je suis complètement perdu ! Merci d'avance En quoi l'essai des cannibales de montaigne peut il avoir une resonance aijourd'hui ?
E-Bahut moîravita Posté(e) le 1 avril 2020 E-Bahut Signaler Posté(e) le 1 avril 2020 Le 01/04/2020 à 08:54, bledfsk a dit : Bonjour, Je dois répondre a cette question pour demain mais je suis complètement perdu ! Merci d'avance En quoi l'essai des cannibales de montaigne peut il avoir une resonance aijourd'hui ? Expand Dans ce texte, Montaigne prône un retour à la nature et défend les peuples considérés comme barbares : une comparaison avec les fruits sauvages : "comment peuvent être mauvais ces fruits que nature "de soy et de son progrez ordinaire a produicts ? " Ce sont les fruits de culture qui sont altérés et mériteraient la qualificatif de "sauvages" . Actuellement , on adhère au bio, on défend les cultures sans pesticides, on milite contre la pollution (comme Greta Thunberg), on recherche les produits naturels , pour se laver, se maquiller, s'habiller, nettoyer sa maison , cultiver son jardin et surtout , se nourrir . Ainsi , Montaigne amorce au XVI ès . , un thème qui retentira deux siècles plus tard (XVIII è s., "Paul et Virginie" de Bernardin de Saint-Pierre entre autres, et JJ. Rousseau): la bonté de la nature .
yuinghy Posté(e) le 1 avril 2020 Signaler Posté(e) le 1 avril 2020 bonjour pouvez vous repondre a ma question
E-Bahut moîravita Posté(e) le 1 avril 2020 E-Bahut Signaler Posté(e) le 1 avril 2020 Quelle est ta question ?
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